Nous sommes d'une force incroyable et fragiles à la fois......

Hommage aux femmes!
Nous sommes d'une force incroyable et fragiles à la fois......

Véritable légende vivante dans son pays d'origine, l'Égypte, Fifi Abdo n'y laisse personne indifférent. Adulée des uns qui l'appellent "la reine de la danse orientale", détestée des autres pour son attitude qu'ils jugent provocante et vulgaire, elle ne se gêne pas pour prendre sa place en tant que femme. Elle attire souvent la controverse. En plus d'être une grande danseuse reconnue elle est également actrice.
Née le 9 novembre 1953, la danseuse à la personnalité exubérante et dotée d'un grand sens de l'humour a débuté sa carrière au début des années '70 en dansant dans des grands Hôtels et dans des mariages. Enfant, elle admirait les grandes stars de la danse comme Samia Gamal, Naima Akef et surtout, la grande Tahia Carioca, qu'elle aimerait un jour incarner dans un film.
Fifi Abdo s'est mariée 5 fois, a 3 filles dont une est adoptée. Elle
est reconnue comme étant une femme très riche et offre beaucoup de dons aux pauvres du Caire. Elle possède, paraît-il, plus de 5000 robes!
Son style de danse est décontractée, enjoué et dégage beaucoup de puissance. Sans être très forte techniquement, elle adore faire plaisir à son public et est très souriante. Sa spécialité est le shimmy, les tours et elle est célèbre pour effectuer une danse avec le shisha (pipe à eau Égyptienne). Elle est aussi reconnue pour ses danses avec la canne.
Elle a joué dans les films suivants :
Nour al ayoun;
El Ferqa 12 (1991)
Al Mazag (1991)
El Setat (1992)
Al Qatela (1992)
Maganino (1993)
Qadara (1994)
Lilat El Qatl (1994)
Darbet Gazaa (1995)
Al Sagha (1996)
Zanqit al-Sittat (2000)
Hazemni-Ya
Iddala’i Ya Dousa
Quand j'étais enfant, mon idole était Renée Martel! Ma mère possédait un disque (un "record" 33 tour!!!) que j'écoutais en boucle. Ma chanson préférée était "Le bateau du bonheur".
Cette femme a connu une vie peu commune et a traversé bien des difficultés.
Elle représente pour moi la naïveté et l'insouciance des années 70. Une époque éclatée synonyme d'espoir, d'abondance et de liberté. Une décennie où j'aurais bien aimé vivre ma jeunesse plutôt que dans les années 80, sombres et dénuées d'espoir...
Extrait de : "Ma vie, je t'aime"

J'ai une immense admiration pour cette femme au courage extraordinaire. Birmane, elle est emprisonnée dans son pays sous dictature militaire pour ses opinions de liberté. Extrêmement aimée en Birmanie, elle est symbole de liberté et d'espoir pour la population de ce pays.
Voici sa biographie, tirée de Wikipédia.
Daw Aung San Suu Kyi, née le 19 juin 1945 à Rangoon, est une femme politique birmane, figure de l'opposition non-violente à la dictature militaire de son pays, prix Nobel de la paix en 1991.
Elle est secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), opposée à la dictature en place et qui remporte les élections générales en 1990, élections annulées par la junte. Elle ne peut exercer son activité politique, étant placée en résidence surveillée par la junte militaire au pouvoir, mais bénéficie d'un important soutien international (comme celui de neuf Prix Nobel) contre la junte birmane.
Fortement influencée par la philosophie non violente du Mahatma Gandhi, Suu Kyi entre peu à peu en politique dans la fin des années 80 afin de travailler pour la démocratisation du pays. Le 27 septembre 1988, avec les anciens généraux Aung Gyi et Tin Oo, elle participe à la fondation de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), qui promeut des réformes politiques en Birmanie. Elle en devient la première secrétaire générale et un symbole du désir populaire pour la liberté politique.

Elle est arrêtée le 20 juillet 1989, le gouvernement militaire lui proposant la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Elle est mise plus tard en liberté « surveillée ». 
Aung San Suu Kyi est à nouveau placée en détention le 7 mai 2009 par les autorités birmanes. Selon la secrétaire d'État française Rama Yade, l’arrestation d’Aung San Suu Kyi, accusée d’activité subversive à quelques jours de sa libération, est un « prétexte manifestement recherché pour l’écarter du processus électoral, d’autant plus que la LND, le parti politique d’Aung San, Suu. est totalement laminé ». L’objectif du régime est de « tout mettre en place pour arriver aux élections législatives de 2010 sans gêne, sans entrave ». La présence d’une entreprise comme Total n’y peut rien, car « c'est un État qui vit sous la terreur depuis vingt ans ».
Le 10 août 2009, Aung San Suu Kyi est condamnée à 18 mois de détention, ce qui la prive de tout moyen de participer à l'élection générale de 2010. L'Union européenne menace la junte birmane de sanctions, et la Malaisie a appelé à une réunion d'urgence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). L'opposante birmane a décidé de faire appel.
Voici une des plus grandes, sinon LA plus grande légende de la danse orientale, la très élégante et talentueuse Tahia Carioca (aussi Tahiya Karioca). Cette femme est reconnue pour son style raffiné, sa force de caractère et sa détermination, vous verrez pourquoi en lisant les prochaines lignes.
Elle est née dans un petit village en Égypte, le 22 février 1920, sous le nom de Badaweya Muhamel Abdel-El-Kareem.
Elle connu une enfance malheureuse, sous l'emprise et l'autorité de son père et de ses frères, qui voulaient l'empêcher de danser. Ces derniers la battaient aussitôt qu'ils appercevaient chez elle la moindre esquisse d'un pas de danse. Il faut comprendre ici le grand paradoxe égyptien : si la danse orientale fait partie intégrale de la culture égyptienne, il est toutefois moralement "indécent" de vouloir en faire une carrière. Les danseuses professionnelles, même les plus connues et adulées du public, sont très souvent rejetées de leur famille, qui les voit comme un déshonneur. Comme Tahia rêvait de plus en plus de devenir danseuse, ses frères... l'attachaient (!) à tous les soirs pour qu'elle ne puisse quitter la maison! Toutefois, Tahia s'enfuit de la maison familiale à l'âge de 14 ans, après avoir été détachée par un neveu. Elle court pendant 15 kilomètres et réussit à prendre le train en direction du Caire...
Tahia est présentée à Badia Masabni, propriétaire du Casino Opera, club très connu à l'époque. Badia lui propose de danser dans sa troupe. Tahia accepte et prend le nom de Tahia Mohamed. À ce club, danse également la pétillante Samia Gamal. Tahia se démarque rapidement en tant que soloiste et développe son propre style, basé sur la populaire Samba brésilienne, appelée à l'époque la "Carioca". On lui attribue donc désormais le nom de scène de "Tahia Carioca".
En 1936, elle danse pour le mariage du roi Farouk, accompagnée de la célèbrisime et très adulée chanteuse Umm Kulthoum. Umm Kulthoum elle même avait beaucoup d'admiration pour Carioca. Elle dit de Tahia qu'elle est une "artiste pouvant faire chanter son corps".
Grâce à sa carrière de danseuse, Tahia commence a jouer dans des films. « La femme et le pantin », tourné en 1935, lance sa carrière cinématographique. Elle tournera en tout plus de 120 films en compagnie de nombreuses stars du cinéma ou de la chanson comme Farid Al Atrache et Mohamed Abdelwahab. Tous ses films, apparitions à la télévision et au théâtre en font une grande célébrité dans tout le monde arabe. Avec son éternelle grande rivale Samia Gamal, Tahia Carioca participe au "Golden Age" du cinéma.
Côté personnel, Tahia partage avec son père, qui s'est marié sept fois, un point en commun : elle se mariera quatorze fois! Elle ne put jamais concevoir d'enfant; par contre, elle adopte, en 1993 un bébé fille déposée au pied de sa porte!
Mme Carioca décède d'une crise cardiaque à l'âge de 79 ans, à l'hôpital du Caire, le 22 septembre 1999.
La carrière de Tahia Carioca dura plus de 60 ans. Elle possédait une présence sur scène, une sensualité suave, une grande classe. Son style, très raffiné, doux et féminin, était ponctué de plusieurs mouvements exécutés dans très peu d'espace. Elle était reconnue comme une inovatrice, tant par ses mouvements que par ses costumes. Une femme courageuse, d'une détermination hors du commun.
Merci, au nom de toutes les danseuses orientales, pour ton héritage artistique Tahia!


Tahia Carioca et Samia Gamal





Deux vidéos :
Filmographie (À noter que cette filmographie est incomplète. Malgré mes recherches, je n'ai pu en trouver!)
Marcides (Film, 1993)
Iskanderija, kaman oue kaman... Alexandria Again and Forever (Film, 1990)
Adieu Bonaparte... Weda'an Bonapart (Film, 1985)
Saqqa mat, al-... The Water-Carrier Is Dead (Film, 1977)
Tareek, al-... The Road (Film, 1964)
Hira wa chebab... * Ana zanbi eh?... aka Is It My Fault? (Film, 1953)
Ibn al ajar... A Child for Rent (Film, 1953)
Muntasir, El... The Conqueror (Film, 1952)
Omm el katila, El... The Criminal Mother (Film, 1952)
Zuhur el fatina, El... Charming Flowers (Film, 1952)
Ibn el halal... The True-born Son (Film, 1951)
Khadaini abi... My Father Deceived Me (Film, 1951)
Akbal el bakari... A Large Family (Film, 1950)
Ayni bi-triff... My Eye Is Winking (Film, 1950)
Aheb el raks... I Like Dancing (Film, 1949)
Amirat el djezira... The Princess of the Island (Film, 1949)
Katel, El... The Murderer (Film, 1949)
Mandeel al helu... The Beauty's Veil (Film, 1949)
Hub wa junun... Love and Madness (Film, 1948)
Ibn el fellah... The Peasant's Son (Film, 1948)
Yahia el fann... Long Live Art (Film, 1948)
Li'bat al sitt... The Lady's Puppet (Film, 1946)
Ma akdarshi... I Can't Do It (Film, 1946)
Najaf (Film, 1946)
Sabr tayeb, El... Have Patience (Film, 1946)
Aheb el baladi... I Like Home Cooking (Film, 1945)
Hub El awal, El... First Love (Film, 1945)
Lailat el jumaa... Friday Evening (Film, 1945)
Naduga (Film, 1944)
Rabiha-takiet el ekhfaa... The Magic Hat (Film, 1944)
Taqiyyat al ikhfa (Film, 1944)
Ahlam El chabab... Dreams of Youth (Film, 1943)
Ahib Al ghalat... I Like Mistakes (Film, 1942)
Attention, concentration; faut pas que ça tombe...faut pas que ça tombe... (!)
(Photo collection personnelle)
La belle jupe de ma compatriote!

Ça tourne!(Photos : Pascal Rameux)
J'ai énormément d'admiration pour la Troupe Reda d'Égypte, ses danseurs et collaborateurs, et particulièrement pour Monsieur Mahmoud Reda et la fantastique Farida Fahmy, qui fut longtemps danseuse étoile de la Troupe.
J'ai eu l'occasion d'explorer le style de Reda pendant plusieurs années, lorsque je faisais parti d'une troupe de folklore égyptien à Montréal, dont la directrice était une ancienne danseuse de la Troupe Reda. À travers tous les styles en vogue en danse orientale actuellement, celui de Reda en est un que j'affectionne particulièrement.
Voici un texte qui provient du site de madame Farida Fahmy. J'ai pu le traduire grâce à l'aimable autorisation de celle-ci et de sa collaboratrice Keti Sharif.
C
réation de la Troupe Reda : un survol historique
Il est impossible de dissocier l'histoire de la danse en Égypte des derniers 50 ans de celle la Troupe Reda, qui a eu un impact considérable sur le pays tout entier sur le plan artistique, social et culturel.
La Troupe Reda est, au départ, une affaire de famille. Les familles Reda et Fahmy sont d'abord apparentées grâce aux liens du mariage. De plus, elles partagent la même passion pour la danse ainsi que pour les traditions et la culture égyptiennes. Mahmoud Reda et Nadeeda, sœur de Farida Fahmy, sont mari et femme. Trois ans plus tard, c'est Ali Reda, frère aîné de Mahmoud, qui épouse Farida; les liens entre les deux familles sont ainsi solidifiés. Mahmoud Reda caresse le projet de présenter un nouveau style de danse et Farida, de son côté, désire plus que tout danser : de florissantes carrières artistiques ne demandent qu'à voir le jour! Mahmoud Reda demeure danseur numéro un de la Troupe jusqu'en 1972. Il enseigne, chorégraphie et dirige tous les spectacles. Ses chorégraphies, innovatrices et diversifiées, sont rafraîchissantes. Farida Fahmy est première danseuse pendant vingt ans. Elle inspire les recrues, et sa grâce et son élégance charment les Égyptiens.
Les frères Reda
Mahmoud Reda voit le jour en 1930 au Caire, dans une famille nombreuse de la classe moyenne. Son père, qui était auteur et dirigeait la bibliothèque de l'Université du Caire, élève avec son épouse une famille profondément attachée à la culture égyptienne mais confrontée au vent de modernisme qui souffle sur l'Égypte à l'époque. La famille Reda valorisait les sports et avait un faible pour la musique. Un environnement favorable pour développer les dons artistiques et les aptitudes physiques du jeune Reda (alors membre de l'équipe de gymnastique égyptienne de 1952, aux Olympiques de Helsinki) qui lui ont d'ailleurs permis d'approfondir ses qualités de danseur.
Ali Reda, aujourd'hui décédé, était déjà familier avec
le monde du spectacle. À l'âge de 16 ans, il remporte plusieurs prix en danse sociale, populaire à l'époque, sa spécialité étant le swing et la danse acrobatique. Plus tard, il réoriente sa carrière en tant que cinéaste. Dans les premières années de la Troupe Reda, il agit en tant que conseiller artistique et participe aux suivis reliés aux problèmes administratifs et directoriaux. Il dirige deux comédies cinématographiques pour la Troupe Reda. Ces films sont aujourd'hui perçus comme des piliers dans l'histoire du cinéma égyptien, et sont toujours présentés à la télévision.La grande expérience d'Ali Reda dans le show business, ainsi qui sa forte personnalité, furent des alliés importants pour le futur succès de la Troupe. Il prit une décision déterminante : utiliser l'attrayante et révolutionnaire musique du défunt chef d'orchestre Ali Ismail. Ce dernier fusionne des instruments de musique occidentaux avec des instruments égyptiens, et présente la musique traditionnelle de manière avant-gardiste et rafraîchissante. Il fut un ajout de taille au sein de la Troupe et devint un compositeur de grande renommée en Égypte. Ses œuvres inspirent dès lors les futures générations de musiciens Égyptiens.
L
a famille Fahmy
Hassan Fahmy, le père de Farida, était professeur d'ingénierie industrielle à l'Université du Caire. Il était particulièrement avant-gardiste et encourageait, tout comme son épouse, les aptitudes artistiques et les activités sportives de ses filles. Il fait fi des regards lourds de reproches de ses collègues de travail et des critiques sévères des membres plus âgés de la famille lorsqu'il permet à sa fille de devenir danseuse professionnelle. Il a donc joué un rôle capital afin de permettre à la danse professionnelle d'atteindre un statut plus respectable, à une époque où cette profession avait bien mauvaise réputation. L'appuie moral accordé à sa fille contribue à mettre fin aux préjugés négatifs des Égyptiens face à la danse professionnelle, ce qui représente une remarquable réussite. Sans aucun doute, sa personnalité charismatique, son statut social, ainsi que sa grande ouverture d'esprit exercent une forte influence sur la perception du public sur ses efforts pour faire accepter la danse.
Nadeeda Fahmy, maintenant décédée, avait une santé fragile depuis son enfance et s'était tournée vers la peinture pour s'exprimer artistiquement. Elle inspire et encourage Mahmoud Reda à poursuivre ses ambitions artistiques et à concevoir lui-même, et ce dès les premiers spectacles, les costumes de la troupe, si innovateurs qu'ils sont encore imités aujourd'hui.
Après la mort de Nadeeda Fahmy, on confia à des artistes Égyptiens de renoms le soin de concevoir les costumes pour la Troupe Reda. Au milieu des années '70, Farida Fahmy commença à créer des costumes pour quelques nouveaux numéros. Khadiga Fahmy, la mère de Farida, supervise d'abord la confection des costumes, puis dirige les départements de couture et de support toujours grandissant, en plus d'agir en tant que chaperon pour les membres féminins de la troupe.
Les co-fondateurs de la Troupe Reda réunissent leurs fonds et, avec un budget limité, présente leur premier spectacle en 1959. La troupe se compose à l'époque de six danseuses, six danseurs, et de douze musiciens. En 1961, la troupe est placée sous la protection du Ministère de la culture. Au milieu des années '70, la troupe est composée de 150 membres incluant les danseurs , musiciens, ainsi que des techniciens s'occupant des costumes et de la mise en scène. Le répertoire de la Troupe inclus plus de 150 numéros, passant des duos jusqu'à des petites mises en scène en trois actes regroupant plus de trente danseurs sur scène. La Troupe Reda atteint une grande renommée en Égypte et se produit dans plus de 50 pays. Elle se présente des numéros lors de gala en Égypte et monte sur des prestigieuses scènes étrangères telles que le Royal Albert Hall à Londres, le Carnegie Hall à New-York, le Congress Hall à Berlin, l'Olympia de Paris, Le Théâtre Stanislavisky de Moscou et le Theatro de la Zarzula à Madrid, entre autres. La troupe remporte également plusieurs prix à des festivals dans différents pays tels qu'en Autriche, en Russie, en Angleterre, en Turquie et en Belgique, pour ne nommer que ceux-là. Les vedettes principales, Farida Fahmy, Mahmoud Reda, Ali Reda et Ali Ismail reçoivent une décoration du roi Hussein de Jordanie en 1965, du président Gamal Abdel Nasser en 1967 pour services rendus à l'état par le billet des arts, et du président Burgulba de Tunisie en 1973.
La bureaucratie gouvernementale ses conséquences sur la Troupe
La Troupe Reda fut un précurseur dans son domaine. Elle a permis la création de groupes de danses folkloriques dans les provinces, les universités et les écoles d'Égypte. Malheureusement, aujourd'hui, de la Troupe Reda il ne subsiste que le nom. Farida met un terme à sa carrière de danseuse en 1983, poursuit ses études et obtient une Maîtrise. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la bureaucratie gouvernementale et sa lourde paperasse administrative, qui avaient déjà beaucoup nuit à l'essor artistique de la troupe, incite Mahmoud Reda à prendre sa retraite en 1990. Résultat, la Troupe Reda se retrouve entre les mains de certains membres sans dynamisme, sans talent et sans penchant artistique.
Tous les professeurs et chorégraphes qui émergent de la Troupe Reda, ainsi que des groupes de danseurs, n'on pas su se démarquer; leurs œuvres ne font que perpétuer le style, la technique et les méthodes d'enseignement de Reda.
Le talent et la créativité artistique des principaux artistes de la Troupe Reda ont enrichie la danse d'un côté théâtral dont peuvent maintenant s'inspirer les professeurs et chorégraphes . Aujourd'hui, Farida Fahmy et Mahmoud Reda demeurent les enfants chéris des Égyptiens. Grâce à eux, le peuple garde des souvenirs remplis de nostalgie, d'admiration et de fierté.
Texte de Farida Fahmy, écrit en 2008.
Notes : Toutes les photos de cet article proviennent du site de Farida Fahmy, The Art Of Egyptian Dance; http://www.faridafahmy.com/
Vous pouvez consulter le site de madame Fahmy pour lire d'autres articles très intéressants et admirer plusieurs autres superbes photos.
Enfant! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon
sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d'or, et mes bains de
porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous!
Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les
ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi!
Victore Hugo, les feuilles d'automne